21 ème siècle ! Sireyah, le village qui n’a pas d’eau !

Il était 13 heures 10 min, quand la voiture conduisant le directeur exécutif de Tinkisso s’est garée à Sireyah dans Maferenya (coyah), sur invitation de la communauté villageoise de cette localité, M. Aboubacar Camara était parti s’enquérir de ses propres yeux, le manque criard d’accès à l’eau potable de ce village.

Après les présentations et les salutations, M. Sylla habitant du village et notre guide à l’occasion, nous conduisit sur le lieu où ils se ravitaillent en eau.

Après 3 km de marche, nous arrivons sur un petit baffons. Notre guide s’empresse de nous montrer un fossé créé par le ruissellement de l’eau ou stagne une eau totalement salle : –« c’est ici tout ce village, nos femmes et nos enfants, viennent puiser de l’eau pour tous les usages; boire, se laver et préparer… c’est difficile à croire, mais c’est bien cette eau que nous consommons. Nos enfants se plaignent constamment des maux de ventres. Qui sait, si ce n’est pas lié avec l’eau que nous consommons ? Et pendant la saison pluvieuse, l’utilisation de cette eau devient faible, puisque l’eau devient beaucoup plus sale. Pour pallier ce manquement, quand il pleut, nous sortons tous nos sceaux pour les déposer sous la pluie… » Dixit M. Sylla, la gorge noyée d’émotion.

À quelques pas de là, il nous montre un puits qu’il vient lui-même de creuser il n’y a pas 2 semaines. L’eau qu’il puisa de ce puits, presque à sec, pour nous faire voir, était trouble et avait une couleur jaunâtre. –« dans ce puits, quand nous puisons, nous laissons décanter l’eau des heures avant de pouvoir l’utiliser. Nous sommes obligés, puisqu’on n’a pas d’autres solutions, nous souffrons énormément ici de manque d’eau, c’est pourquoi nous vous avons fait appel, parce que vous évoluez dans le domaine de l’eau, peut-être vous, ou à travers vous, on pourra nous aider à avoir un meilleur puits ou un forage avec de l’eau potable. Cela permettra à réduire nos souffrances à la difficulté d’accès à l’eau potable et éviter de contracter des maladies liées à l’eau comme le choléra, la diarrhée… » Ajoute notre guide.

La visite s’est terminée sur un don des flacons de Sur’Eau aux habitants de Sireyah.

L’eau est un besoin vital pour l’être humain. Chaque 5 secondes un enfant meurt pour avoir consommé de l’eau impropre à la boisson.

Ce village compte sur nous tous, puisqu’il y a urgence.  Aucun effort n’est de trop. Oui ! Nous pouvons faire quelques choses pour ces pauvres gens. Il ne demande que le minimum, l’eau pour vivre.

Donnons un sens à notre vie, en sauvant d’autres vies !

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